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République Dominicaine : le Sancocho 27 février 2011

Aujourd’hui 27 février,c’est la fête nationale de l’Indépendance de la République Dominicaine. Pour l’occasion, voici une idée de recette du Sancocho, plat national, préparé pour les occasions spéciales et les fêtes.
Composé de nombreux ingrédients, le sancocho traditionnel est un ragoût épais à base de viande, de légumes et de condiments. Dans sa plus version la plus simple , le sancocho est réduit à du poulet et des légumes racines. La version plus « luxueuse » peut contenir jusqu’à sept variétés de viande, dont de la viande de chèvre, des saucisses, de la viande de porc, du bœuf ou du poulet… D’autres ingrédients comme des morceaux de jambon,  du manioc, des plantains, des pommes de terre ou des malangas, peuvent également composer le sancocho et en améliorer le goût. Enfin, les condiments aussi sont très nombreux et en relèvent bien le goût.

Astuces

Toutes les viandes sont, au départ, cuites séparément. On les retire au 3/4 de la cuisson afin de les finir avec les légumes et les épices pour qu’elles puissent absorber les différents parfums.
Caratéristiques
Temps total: plus de 2 heures

Temps de préparation: 30-40 minutes
Marinade: 2 heures
Temps de cuisson: 2 à 3 heures

Difficulté: Facile


Ingrédients
Pour 18 personnes
– 2 kilos de Poulet
– 1 kilo de côtelettes de Porc
– 500 g de porc salé
– 700 g de Cabri, (chèvre)
– 500 g de chair à saucisse
– 4 grosses bananes Plantains
– 1 kilo de manioc (yucca)
– 1 kilo de Taro (malangas)
– 1 kilo de Giraumon (potiron ou Citrouille)
– 1 kilo de Patate douce
– 5 épis de Maïs
– 1 kilo d’Igname blanc
– 6 litres d’eau
– 1-1/2 c. à soupe d’origan
– 5 c. à thé de sel
– 1 orange amère (ou citron vert)
– 2 poivrons verts coupés en quatre
– 1 oignon
– 1 c. à thé d’ail émincé
– persil,  thym, coriandre au goût
– 1 bouillon en cube de poulet
– 2 c. à soupe de vinaigre blanc
– huile végétale
Marinade
– oignon émincé
– ail émincé
– poivron vert en dés
– sauce Worcestershire
– sauce tomate
– sel
Progression

Préparation des viandes (possibilité de le faire la veille)

  1. Détailler le poulet en morceaux; retirer la peau et les parties graisseuses; arroser et frotter avec le jus d’orange amère;
  2. dans un plat creux, mélanger tous les éléments de la marinade; ajouter les morceaux de poulet; mélanger à nouveau et laisser reposer 30 minutes; égoutter le poulet et réserver la marinade;
  3. dans une casserole, faire bouillir le poulet à l’eau au 3/4 de sa cuisson; égoutter le poulet et réserver l’eau de cuisson; mettre le poulet au réfrigérateur si vous ne l’utilisez pas immédiatement;
  4. procéder de la même façon que le poulet pour les côtelettes de porc et la chèvre;
  5. couper le porc salé en gros lardons; laisser colorer doucement dans la poêle avec quelques gouttes d’huile végétale; faire bouillir ensuite et retirer avant la cuisson complète;
  6. dans la même poêle, faire colorer la chair à saucisse; cuire à l’eau bouillante.

Préparation des légumes et finition

  1. Peler le manioc, le malanga, le giraumon, les patates douces et l’igname; couper en dés;
  2. déposer dans un bol d’eau salée afin d’éviter l’oxydation;
  3. dans une grande casserole, mettre les oignons, l’origan, les poivrons, le persil, 1/2 citrouille, le maïs, le plantain et le malanga; couvrir d’eau salée et cuire jusqu’à ce que les légumes soient cuits;
  4. ajouter les autres légumes, les viandes, la marinade, l’eau de cuisson du poulet et le cube de bouillon;
  5. ajouter 2 c. à soupe d’huile végétale, l’orange amère, le vinaigre et l’ail; cuire le tout à petit feu;
  6. ajouter la 1/2 citrouille 15 minutes avant de servir; retirer la citrouille et servir en garniture. Verser le sancocho dans une soupière ou apporter la casserole directement sur la table.

Une fois mijoté, servir le sancocho avec du riz blanc comme le veut la tradition, avec quelques morceaux de giraumon en garniture et en option, une belle tranche d’avocat. Une bouteille de tabasco ou un petit piment sont bienvenus à table.

 

La Guadeloupe au salon de l’agriculture 24 février 2011

La Guadeloupe, terre de la biodiversité agricole

Le salon international de l’agriculture s’est ouvert samedi à Paris au lendemain de la publication du rapport de la Cour des comptes qui remet en cause le système des aides à la banane et à la canne.

Dans le stand de 204 m2 de la chambre d’agriculture de la Guadeloupe, visible de loin avec son toit rouge découpé et dentelé à la créole, une délégation d’exposants attendait, samedi matin à la porte de Versailles, la visite du prince. Pas celui de l’Elysée qui n’a pas daigné venir dans l’espace Terres de tropiques, mais le prince de Basse-Terre, Victorin Lurel qui s’est fait attendre pendant des heures ! Les huit exposants ont profité de ce temps pour peaufiner leurs discours sur le thème retenu pour ce salon, biodiversité et jardin créole.  Julien Vingataramin, président du pôle promotion tourisme, Clotilde Logrin et Pierre Berlet du réseau « Bienvenu à la ferme », le responsable de « Aux mille merveilles » qui vend des punchs aux fruits et notamment le plus demandé, le fameux « bwa bandé, pété bragyet », le Saintois Gérard Beaujour, venu pour la première fois avec ses produits dérivés à base de bwadenn, Lory Lurel des punch Mabi, Roland Darroso de la Coopcaf, le café Côte sous le vent, Harry Rupaire de Tropical fleurs et Corinne Noslen, de l’office du tourisme de Trois-Rivières… Evelyne Miathe et Marie-Françoise Noirit assurent l’accueil du stand que doit inaugurer le président Lurel.  Mais l’actualité, c’est le rapport de la Cour des comptes qui épingle l’agriculture ultramarine, dénonce des aides trop coûteuses pour la banane et la canne à sucre, des excès qui nuiraient au développement des cultures vivrières… Un sujet qui fâche les producteurs de bananes et les grands sucriers qui ne veulent pas entendre ce discours.

« Le premier rempart économique est le tourisme »

Victorin Lurel finit par arriver, très mécontent lui aussi : « Ce sont  des termes inadaptés et hors contexte », s’écrie-t-il avant de demander qu’on entame une réflexion sur la continuation ou le redéploiement des aides agricoles.

Après avoir remercié, Hervé Damoiseau pour la beauté de son stand et les progrès accomplis en termes de visibilité, Victorin Lurel annonce que l’agriculture guadeloupéenne doit « prendre le virage de l’énergie renouvelable et en faire sa priorité ». Il propose aussi un plan pluriannuel pour éponger les difficultés financières de la chambre d’agriculture. Alors qu’il est en procès avec ladite chambre, il annonce être prêt à laisser tomber une somme importante… « La Région est prête à aider pour les projets de réorientation vers la diversification, l’élevage et l’agro-transformation. La base fondamentale d’une possible industrialisation du pays viendra à partir de ce que nous produisons. » Mais il demande aux agriculteurs d’avoir une vision plus globale pour soutenir le développement des gîtes ruraux, mais aussi plus de transparence. Car pour le président de Région, les agriculteurs doivent garder en tête que le premier rempart économique de l’archipel, c’est le tourisme.

Alfred  Jocksan (agence de presse GHM)

 


Sarkozy fait l’impasse sur les outre-mer français

Le salon international de l’agriculture a été inauguré, samedi à Paris, par le président de la République. Nicolas Sarkozy s’est promené dans les allées du salon, très tôt dans la matinée et durant deux heures, sans pour autant  faire un petit pas vers le hall 7 où l’agriculture ultramarine apporte sa contribution à l’année des Outre-mer français. Une année spécialement dédiée à l’outre-mer par le même Nicolas Sarkozy.

 


34e participation de la Guadeloupe

Le Salon international de l’agriculture a ouvert sa 48e édition. C’est une manifestation que les paysans guadeloupéens honorent pour la 34e année consécutive.

 


Biodiversité et jardin créole

En quelques mots, la Guadeloupe, terroir de la biodiversité… « Une nouvelle politique voit le jour, expliquent Joël Pédurand, directeur de la chambre d’agriculture, et Julien Vingataramin, président du pôle promotion tourisme, avec la redistribution des terrains agricoles et leur augmentation. » Il s’agit de permettre aux jeunes agriculteurs de s’installer, donner un nouveau souffle, faire évoluer les mentalités pour plus de productions destinées aux marchés locaux, favoriser l’agro-transformation, « l’avenir de l’agriculture du pays ». Deux conférences seront données sur ce thème par l’ethnobotaniste, Lucien Degras, mercredi 23.


La signature du livre d’or par le président Lurel

«  Une visite du stand de la chambre d’agriculture et de l’espace régional que je ne manque jamais de faire pour marquer  et montrer ma considération pour le monde agricole et ses auteurs. Poursuivez vos efforts, la réussite est au bout du chemin ; la Région vous accompagne. »

Source : http://www.fxgpariscaraibe.com/article-la-guadeloupe-au-salon-de-l-agriculture-67674894.html

 

La Martinique au salon de l’agriculture

La Martinique en offensive séduction et en défensive Bananière

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Alors que la Martinique met le paquet au salon de l’agriculture, elle doit faire face aux attaques de la Cour des comptes.

La chambre d’agriculture de la Martinique fête en cette année des Outre-mer son 50eanniversaire. Depuis 7 ans, la chambre est alliée au Comité martiniquais du tourisme pour participer au salon international de l’agriculture à Paris. « Ce concept que nous renouvelons d’année en année améliore notre présence au salon, explique Louis-Daniel Bertome, président de la chambre. Notre stand n’est pas très gros mais nous assurons un bon accueil et une bonne animation et nous sommes récompensés à chaque fois par un prix ! » Le thème retenu par la chambre, cette année, est le sucre de canne auquel une journée est consacrée durant ce salon, « mais nous mettons en valeur l’ensemble de nos productions », ajoute le président Bertome.

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Un budget de 147 000 € a été consacré à la réalisation de cette opération. Durant toute la durée du salon, c’est la promotion de la diversité de nos produits agricoles et touristiques qui est assurée sur deux espaces. Un espace institutionnel avec la chambre d’agriculture, le CMT et l’office de tourisme de Sainte-Anne, assure la présentation de nos principales productions agricoles mais aussi la promotion de la destination, avec un accueil, de l’information et des animations (les amateurs apprécieront les notes de guitare de Thierry Jean-Pierre). A côté, un espace commercial propose les produits agricoles transformés. Kay Marysevend ses rhums et punchs aux fruits, ses aromates et ses confiseries, et Suz’Spicesvend ses épices, confiseries, liqueurs et souvenirs… Bien sûr, en sus de ceux-là, on retrouve la boutique des rhums AOC de Martinique, celle des rhums JM et Clément, deux adresses très fréquentées par les visiteurs du hall 7 qui accueille l’espace outre-mer comme chaque année.

La Martinique autrement

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« Nous voulons faire découvrir à nos visiteurs, au-delà des cultures traditionnelles d’exportation et des clichés touristiques, une Martinique autrement », vante le prospectus de communication institutionnelle. Anaïs Corosine, miss Martinique, est d’ailleurs là pour prêter sa grâce et sa gentillesse en tant qu’ambassadrice : « C’est mon rôle d’être là ! Et comme nous sommes dans l’année des Outre-mer français, c’est un devoir pour moi de promouvoir notre île. » Son argumentaire de séduction, elle le décline en quelques points : « La chaleur des Martiniquais, le bon vivre, les paysages et le climat, mais surtout une vraie culture et de vraies traditions. » Equipe-UGPBan.jpg

Le retour des visiteurs est bon : « Ils sont demandeurs et posent beaucoup de questions avec une vraie envie d’y aller ! » Depuis l’ouverture du salon, samedi dernier, les visiteurs de marque n’ont pas manqué puisque le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le patron de l’UMP, Jean-François Copé, le commissaire européen, Michel Barnier, le président du Sénat, Gérard Larcher ou l’ancienne ministre Christine Boutin sont déjà venus et ce jeudi, on attend les visites du Premier François Fillon et des membres du gouvernement, Marie-Luce Penchard (Outre-mer) et Bruno Le Maire (Agriculture).

FXG (agence de presse GHM)


José Maurice, administrateur du CMT

«  Les Martiniquais sont sympas ! »

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Votre présence au SIA atteste de l’importance du tourisme dans le développement de l’île…

On ne peut développer le tourisme sans l’agriculture. Ils vont de pair et nous avons compris qu’il fallait marier ces deux éléments pour améliorer notre destination grâce, notamment, à la gastronomie. La Région a entamé une politique de réforme du tourisme et de l’agriculture afin de créer une synergie propre à améliorer l’image de notre destination.

Comment se présente cette saison touristique ?

Nous avons 6 à 8 % d’augmentation. Ce n’est pas suffisant mais c’est un mieux. C’est difficile de faire pire que 2009 ! Mais nous mettons en place la réforme du CMT Paris qui va devenir la Maison de la Martinique. Nous espérons une vraie augmentation pour la saison 2011-2012. Nous faisons un effort sur la partie marketing au niveau national et international, mais aussi sur l’accueil sur place. Nous avons commencé une grosse campagne pour dire aux Martiniquais l’intérêt du tourisme et pour qu’ils participent à son développement. On ne peut faire du développement touristique sans l’aval des gens qui reçoivent. Il faut faire valoir que la Martinique est un pays qui accueille bien alors qu’on nous reproche souvent le contraire.

Vous êtes là pour faire passer le message que les Martiniquais sont sympas !

Les Martiniquais sont sympas et ils savent accueillir.

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)


Banane et cour des comptes

La communication, une semaine avant le salon international de Hugues-Naranayinsamy-et-Catherine-Monnerville.jpgl’agriculture, du rapport annuel de la Cour des comptes, n’a pas été sans incidence sur l’ambiance dans le quartier Terres de tropiques, et singulièrement, dans l’espace Martinique. En mettant en cause les dispositifs d’aide à la banane et à la canne, Didier Migaud, a pointé du doigt, sans réserve, l’agriculture martiniquaise. Didier Migaud connaît pourtant les Antilles où il s’est rendu en mission parlementaire en 1998. Sa mission avait pour objectif de « préparer des propositions pour assoir le régime d’incitation fiscale à l’investissement en outre-mer sur des bases saines et durables », ce qui fait dire à certains que Didier Migaud n’est pas un ami de l’Outre-mer…  LD-Bertome.jpgLouis-Daniel Bertome, président de la chambre d’agriculture de Martinique admet : « C’est vrai que c’est un vaste débat… La banane consomme un peu plus du quart de ce qui est destiné aux producteurs de l’ensemble des DOM. Maintenant, le rapport de la Cour des comptes est un peu réducteur parce que la banane représente beaucoup chez nous, 50 % de la production agricole, plus de 60 % de la main d’œuvre salariée. Il faut donc soutenir cette production, renforcer même ses financements par rapport à la banane dollar qui voit ses droits d’entrée sur le marché européen à la baisse, mais il n’y a pas que la banane… » Mais c’est le directeur de l’Office de développement agricole des DOM (ODEADOM), Paul Luu, qui semble le plus remonté, car c’est l’Office qu’il dirige qui a fait l’objet du contrôle. « La Cour des comptes européenne est venu il y a deux ans analyser le POSEI France (Programme d’options spécifiques à l’éloignement et à l’insularité). Ses conclusions indiquent un programme adapté à 100 %… Didier Migaud n’a eu qu’une vision comptable depuis Paris et Montreuil (siège de l’ODEADOM, NDLR) alors que les Européens sont allés sur le terrain ! » Paul-Luu.jpgConcernant l’augmentation des aides à la banane de 40 % en 2007, Paul Luu explique : « On a payé au 1er trimestre 2007 le solde des aides compensatoires de 2006, 30 à 40 millions €, et en fin d’année, nous avons payé les aides pour 2007 pour le montant prévu de 129 millions €. C’est l’addition de ces deux chiffres qui donne cette hausse de 40 % ! » Enfin, concernant la transformation de 40 millions € de prêts en subvention, il rappelle que suite aux dégâts du cyclone Dean, la Commission européenne a donné son accord pour redresser la filière banane anéantie par le cyclone. Quant à la concentration des aides sur la banane et la canne, il rappelle que depuis 2009, 40 millions € ont été abondés par la France pour compléter les aides communautaires pour la diversification.

FXG


Interview de Philippe Ruelle, directeur général de l’Union des groupements de producteurs de bananes (UGPBan)

Philippe-Ruelle-UGPBAN.jpg » On veut faire dire aux chiffres ce qu’on a envie de leur faire dire « 

La Cour des comptes a-t-elle pas examiné les choses par le petit bout de la lorgnette ?

Ce qui est dommage, c’est que dans ces rapports, il y a une partie analyse par l’entrée comptable et budgétaire, qui ne prend pas l’impact sur l’ensemble d’une économie, et puis il y a des réponses du ministère de l’Agriculture, de l’Outre-mer, du Budget et de l’ODEADOM qui donnent l’ensemble des éléments. Ce qui est dommage, évidemment, c’est qu’on ne retient pas la synthèse mais les points soulevés sans les réponses.

Mais peut-on dire qu’il y a des abus concernant la banane ?

On dit que la banane a 30 fois plus d’aides que les cultures métropolitaines. Il faut ramener ça aux coûts de production. La banane, c’est 40 000 € par hectare et l’aide à l’hectare est de 15 000 €. Ca n’est plus pareil lorsque l’on compare 500 € d’aide par rapport à un coût de production de 2000 € pour du blé. Jamais, on ne met ça en perspective ! Même chose pour l’emploi. On nous dit que l’emploi a baissé depuis… 1980 ! Dans la banane, il y a dix ou quinze ans, c’étaient des emplois journaliers, des tâcherons qui venaient à l’embauche le matin pour une journée ou moins. Aujourd’hui, c’est 90 % d’emplois en CDI, des qualifications avec 30 métiers différents. Le rapport fait complètement abstraction de cela. C’est en ça que c’est un rapport partiel ou partial.

Vous n’avez pas été sollicité pour répondre ?

On ne demande rien aux professionnels et c’est un peu choquant.

Certains pourcentages restent frappants, comme des aides à la banane en Martinique qui atteignent des ratios de 155 %…

On a eu des cyclones et, à un moment donné on a eu peu de production. L’Europe a décidé de baisser le seuil de production pour que les agriculteurs touchent 100 % de leur aide. Quand on fait le ratio à ce moment-là et sur les dernières années, il est très défavorable. Mais quand vous faites le ratio aujourd’hui, entre le prix de vente qui représente 55 % de la recette, l’aide revient à 45 %. On est très loin des 155 %. Tout dépend comment on fait la statistique et sur quelle période vous la faites. Ce que je reproche à ce rapport, c’est qu’on change en permanence les périodes. Sur l’emploi, on prend 2000-2007. Sur la réduction des pesticides, on prend 2006-2009. si on avait pris 1996-2009, on aurait montré 74 % de réduction des pesticides… On a l’impression qu’on veut faire dire aux chiffres ce qu’on a envie de leur faire dire.

Alors combien de personnes travaillent dans la banane actuellement ?

En emploi direct, ce sont 700 planteurs et 7000 salariés. On estime que 15 000 familles vivent de la banane au sens large, avec les transporteurs, etc…

La Cour parle aussi d’un déficit d’agro-transformation…

La grosse difficulté est le coût de production de notre banane et celui de sa transformation. Difficile de monter des industries sur de petits territoires, qui soient rentables… S’ils nous avaient demandé, on leur aurait dit qu’on est sur la recherche d’extraits de banane pour la cosmétologie ou la pharmaceutique, comme ça a été fait pour le raisin. On pense qu’il faut amener la banane sur d’autres axes de diversification pour amener demain de la valeur ajoutée sur cette filière qui ne provienne pas exclusivement de la vente d’exportation.

Et quand on vous épingle sur votre bilan carbone ?

C’est une vraie méconnaissance du dossier parce qu’on est la première filière fruits et légumes à avoir fait une analyse cycle de vie complète. On sait que le fret représente 25 à 30 % du bilan carbone. Sans compter tout le travail qu’on fait avec le plan banane durable, avec la réduction des engrais et des produits phytosanitaires, l’introduction de nouveaux procédés culturaux, le travail sur les emballages…

Propos recueillis par FXG (agence de presse GHM)


Il a dit

Damien-Frair.jpgDamien Frair, producteur de bananes, en attente d’indemnisation après les pluies de cendre volcanique de Montserrat.

« Un an après le retour de nos productions sur le marché européen, on a touché qu’une faible partie des indemnisations. Sur 18 millions de perte annoncée, un tiers à peine des producteurs a touché 220 000 €. Et jusqu’à ce jour, les deux tiers n’ont pas touché un centime et ont perdu toute leur production. »


Ils étaient là…Bernard-Dordonne-Alfred-Almont.jpg

Bernard Dordonne, journaliste à l’Union de Reims, et Alfred Almont, député UMP de MartiniqueJuliette-Lean-Baptiste-et-Corine-Yvenat.jpg

Juliette Jean-Baptiste et Corine Yvenat, conseillères municipales UMP de Maisons-Alfort.Philippe-Aline-Alfred-Almont.jpg

Philippe Aline, juré au Concours général agricole, et le député Almont.Jimmy-Blanche-au-salon.jpg

Jimmy Blanche, de passage au salon.Karine-Linord-Michel-Fayad-Gary-Cadenat-Bernard-Dordonne.jpg

Karine Linord, journaliste )à Amina, Michel Fayad, directeur de Saint-James, Garry Cadenat, Bernard Dordonne.Fofo-et-Migele.jpgFofo le photographe et Miguele.SIA-Mqe-ODEADOM-016.jpgThierry Jean-Pierre.SIA-Mqe-ODEADOM-101.jpgPhilippe Ruelle et Nathalie Monge.Sandrine-Damoiseau-a-eu-l-or.jpg

Sandrine Damoiseau, heureuse d’avoir obtenu deux médailles d’or pour son rhum éponyme.

Source : http://www.fxgpariscaraibe.com/article-la-martinique-au-salon-de-l-agriculture-67923693.html

 

Salon de l’agriculture : Concours des rhums et punchs, les Antilles-Guyane primés

Les produits phares de l’agriculture de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane distingués pour leur savoir faire et leur qualité.

Le concours général agricole des rhums et punchs a eu lieu mardi matin, au salon international de l’agriculture à Paris. Les rhums agricoles des Antilles et de la Guyane étaient livrés aux papilles d’un jury composé de goûteurs professionnels et de goûteurs du dimanche. Il fallait décortiquer le contenu de son verre avec beaucoup de précision car tout est pris en compte : la couleur, la consistance, la limpidité, l’impression olfactive, l’impression gustative, la longueur en bouche…

Le résultat est sans surprise : la Martinique avec un gros contingent de rhums est largement devant les autres départements dans les différentes catégories avec 22 médailles (voir palmarès ci-dessous). La production martiniquaise reste une valeur sûre et attire de plus en plus de spéculateurs et d’investisseurs sur un marché qui résiste à la crise.
2010 a été une très bonne année pour le rhum à l’exportation, pourtant les producteurs sont unanimes pour dire que le marché local reste très porteur. Ils misent beaucoup dessus sans pour autant avoir besoin de développer de grands plans de communication ! Dominique Thierry, de la rhumerie Bielle à Marie-Galante, estime que le tourisme est le meilleur véhicule publicitaire. Hervé Damoiseau, qui devrait être élu à la tête du CIRDOM (Centre Interprofessionnel des Rhums des DOM) ce jeudi, croit en une augmentation des contingents de 17 000 HAP (hectolitre d’alcool pur). Une hausse que réclament les professionnels pour mieux répondre à la demande du marché.
Côté Guadeloupe, on se souvient que l’an passé, Bologne et Damoiseau avaient boycotté le concours général agricole. Cette fois, Nicolas Legendre de Spiridom est passé outre son patron, Hervé Damoiseau, pour inscrire les rhums du Moule. Grand bien lui a pris car il décroche l’or pour son blanc à 50 ° et son vieux XO ! Quant à la distillerie Bologne, pour sa première participation dans la catégorie de rhum vieux de 3 à 4 ans d’âge, elle a décroché l’argent.

Voici la liste des lauréats :

LE PALMARÈS DES RHUMS GUADELOUPÉENS
Rhum blanc 50°
Or : Damoiseau (Moule)
Argent : Bellevue (Capesterre de Marie-Galante)
• Rhum blanc 59°
Or : Bielle (Grand-Bourg de Marie-Galante)
Bronze : Bellevue (Capesterre de Marie-Galante)
Rhum vieux Guadeloupe de 3 à 4 ans
Argent : Bologne (Baillif)
• Rhum vieux de plus de 4 ans
Or : Bielle brut millésime 2003 (Grand-Bourg de Marie-Galante)
Or : Damoiseau XO (Le Moule)
Argent : Karukéra millésime 2000 « brut de fut » de Longueteau (Capesterre-Belle-Eau)
Argent : Damoiseau 8 ans (Le Moule)
Bronze : Bielle millésime 2000 (Grand-Bourg de Marie-Galante)
• Punchs
Argent : punch coco de JPJF (Basse-Terre)
Argent : Punch Mabi aux quenettes (Goyave)
Bronze : Punch Mabi aux surettes (Goyave)
Bronze : Punch orange Séverin (Sainte-Rose)

LE PALMARÈS DES RHUMS MARTINIQUAIS
• Rhum blanc AOC de 50°
Or : Trois Rivières (Rivière-Pilote)
Or : Bally (Sainte-Marie)
Argent : La Mauny (Rivière-Pilote)
Argent : Saint-James (Sainte-Marie)
Rhum blanc AOC de 55°
Or : La Mauny (Rivière-Pilote)
Or : Neisson (Le Carbet)
Argent : Depaz (Fort-de-France)
• Rhum vieux de 3 à 4 ans
Or : Trois-Rivières, cuvée du Moulin (Rivière-Pilote)
Or : Saint-James 42° (Sainte-Marie)
Or : St-James, Hors d’âge (Sainte-Marie)
Argent : Clément (Le François)
Bronze : La Mauny (Ducos)
• Rhums vieux de + 4 ans
Or : HSE XO (Gros-Morne)
Or : Saint-James, 12 ans d’âge (Sainte-Marie)
Argent : Cœur de rhum-La Favorite (Fort-de-France)
Argent : JM XO (Macouba)
• Punch
Or : Schrubb-Dormoy de la distillerie Dillon
Argent : Shrubb Clément(Le François)
Argent : Punch Coco Clément(Le François)
Argent : Punch planteur Clément(Le François)
Argent : Punch Café Clément(Le François)
Argent : Punch Pina Colada Clément(Le François)

LE PALMARÈS DES RHUMS GUYANAIS
• Rhum Blanc 50°
Argent : La belle Cabresse (Saint-Laurent du Maroni)
• Rhum vieux de plus de 4 ans
Or : La Cayennaise Rhum (Saint-Laurent du Maroni)

Source : http://www.martinique.franceantilles.fr/hexagone/rhums-et-punchs-de-chez-nous-primes-au-salon-de-l-agriculture-23-02-2011-103225.php?pos=2

 

Salon de l’agriculture : « L’outre-mer qui innove, modernité et tradition »

L’Office de Développement de l’Économie Agricole D’Outre-Mer (ODEADOM), présent lors du 14e Salon de l’agriculture, tiendra un rôle central pour cet événement qui chaque année met en vedette  les produits de différentes régions, dont celle de l’outre-mer. L’événement prendra une dimension particulière en cette « année des outre-mer ».

AGRICULTURE D’OUTRE-MER 

Du 19 au 27 février 2011, l’espace consacré Porte de Versailles à l’outre-mer présente l’agriculture des régions d’outre-mer parmi lesquelles la Martinique, la Guadeloupe ou la Guyane. L’office, qui joue un rôle majeur auprès des organismes et des protagonistes de l’économie agricole, est également un facilitateur sur lequel s’appuient les porteurs de nouveaux projets. Il est aussi aux côtés des agriculteurs et de leurs différents interlocuteurs pour entamer des échanges et son action vise dans le même temps à examiner de nouvelles solutions de développement pour l’agriculture de ces régions. Enfin, son action de communication en faveur de la production agricole de l’outre-mer est un autre pendant de son activité comme il sera possible de le découvrir lors du prochain salon dans le hall 7.1.

Cette année, le thème du stand de l’ODEADOM au SIA est : « L’outre-mer qui innove, modernité et tradition » en présentant six projets innovants mis en œuvre dans l’outre-mer français et s’inscrira également pleinement dans l’opération « 2011, Année des Outre-mer », conduite notamment par le ministère chargé de l’outre-mer.

L’outre-mer français sera présent au SIA 2011 sur trois pôles majeurs :
– la passerelle Renan qui relie le hall 1 au hall 2 accueillera une exposition photographique consacrée à la diversité et aux richesses de l’agriculture ultramarine ;
– le hall 3 avec la chaîne « Terre d’Infos tv » qui donne la parole à l’agriculture ultramarine et le stand du ministère de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire qui accueillera le ministère chargé de l’outre-mer, pour la 1ère fois, sur le salon dans le cadre de l’opération « 2011, Année des Outre-mer » sans oublier les stands de l’Institut des sciences et industries du vivant (AgroParisTech), du CIRAD et de l’INRA ;
– le hall 7-1 qui accueille l’ensemble des exposants ultramarins, regroupés au sein de l’ »espace outre-mer ».

Une expédition photos
La mise à l’honneur de l’opération « 2011, Année des Outre-mer » est relayée dans le cadre du SIA 2011. En effet, ces 9 jours de salon seront l’occasion pour les visiteurs de découvrir une exposition photographique sur le thème « tradition et innovation » sur la passerelle RENAN (reliant le pavillon 1 au pavillon 2) organisée par l’ODEADOM avec les ministères chargés de l’agriculture et de l’outre-mer et mettant en lumière la qualité du travail des hommes et des femmes qui sont l’essence même de l’agriculture ultramarine ainsi que la diversité et la typicité des productions agricoles et agroalimentaires issus de l’outre-mer français.

ODEADOM 

Des animations quotidiennes pour découvrir les produits d’outre-mer
Chaque jour à partir de 12h, les visiteurs du stand de l’ODEADOM se verront proposer une présentation de produits traditionnels typiques de l’agriculture des départements et collectivités par des agriculteurs, des artisans ou des transformateurs ultramarins.

Le public se verra également proposer chaque jour par Béatrice Fabignon, chef culinaire, spécialiste de l’outre-mer, un atelier original de dégustation des produits agricoles ultramarins avec des recettes modernes à base d’aliments traditionnels.

Les visiteurs pourront enfin découvrir ou redécouvrir avec le bar à parfums les senteurs particulières et typiques que propose la filière plantes aromatiques et à parfum.

Apprendre en s’amusant L’office proposera également plusieurs fois par jour le « quizz de l’outre-mer », jeu quizz consacré aux départements et collectivités d’outre-mer et aux productions agricoles et aquacoles ultramarines.A gagner : des objets spécialement créés pour l’occasion !
Pour mieux se préparer au jeu quizz, les visiteurs auront toute latitude pour parfaire leurs connaissances avec le jeu interactif présentant l’agriculture ultramarine, de façon ludique, notamment sous forme de cartes et de graphiques.

Enfin, les visiteurs auront l’occasion de participer au 7ème prix du public en désignant leur stand préféré de l’espace « outre-mer ». Le samedi 26 février, un tirage au sort parmi les bonnes réponses permettra de désigner la personne qui se verra remettre un voyage dans un département ou une collectivité d’outre-mer.

Un studio de télévision intégré
Pour la troisième année consécutive, l’ODEADOM installe sur son stand, un studio télévision.
Cette opération est conduite en partenariat avec l’association P2M. Ce studio télévision permettra de donner la parole aux représentants professionnels ultramarins présents au Salon International de l’Agriculture et de filmer les moments forts du salon. Les interviews et les reportages seront diffusés du 20 au 25 février de 14 heures à 18 heures par TMA VISION sur le site internet : tmavision.com

Rendez-vous avec les médaillés d’or du Concours général agricole des produits ultramarins : comme chaque année, les ministres de tutelle de l’ODEADOM, en la personne de Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire et Madame Marie-Luce Penchard, Ministre chargée de l’outre-mer sont attendus sur le stand de l’Office, notamment à l’occasion de la remise des médailles d’or du Concours général agricole des produits ultramarins.

Source : http://www.e-karbe.com/?p=2601

 

Gâteau au manioc 9 février 2011

Filed under: Desserts,La Réunion,Maurice,Océan Indien,Pâtisseries — fwimusicadmin @ 15 h 07 min
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Pour 8 personnes :

  • 1 kg de racine de manioc épluchée et hachée
  • 500 ml de lait
  • 2 oeufs battus
  • 250 g de sucre en poudre
  • 1 cuillère à café d’essence de vanille
  • Préparation : 30 mn
  • Cuisson : 60 mn
  • Repos : 0 mn
  • Temps total : 90 mn

  • Préparation

1 Mélangez tous les ingrédients dans un grand bol et mettez dans un plat beurré. Enfournez à 180°C pendant une heure.

2 Au bout de 15 minutes de cuisson, parsemez de coco râpée le gâteau et laissez dorer.

3 Placez une feuille d’aluminium par-dessus pour empêcher la coco de brûler.

4 Laissez refroidir le gâteau et mettez au frais.

5 Variante : vous pouvez aussi remplacer le lait par du lait de coco en conserve, ce qui donnera un parfum plus prononcé de coco.

 

Rôtie de Cerf Braisé à la Mauricienne 7 février 2011

Filed under: Gibiers,Maurice,Océan Indien — fwimusicadmin @ 14 h 58 min
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Ingrédients : (8 personnes)

2 kilos de cerf,
2 oignons,
2 gousses d’ail, poivre,
sel, cannelle,
2 feuilles quatre épices,
1/2 muscade râpée,
vin blanc
1 cube de bouillon,
1 bouquet garni (carotte, persil)

Préparation : 

Assaisonnez le rôti avec le sel, le poivre, la muscade et une pincée de cannelle. Faites revenir le rôti jusqu’à ce que la viande ait pris couleur. Ajoutez l’échalote émincée, l’ail écrasé et laissez roussir. Ajoutez  le vin blanc, le bouillon, le bouquet garni et laissez cuire à petit feu en casserole fermée pendant 1 heure.

Même préparation pour le rôti de sanglier (cochon marron).