Afrogusto

Un site utilisant WordPress.com

Les différents thés 11 janvier 2011

Filed under: Boissons,Thés, Infusions — fwimusicadmin @ 22 h 08 min
Tags: ,

Après l’eau, le thé est la seconde boisson la plus consommée au monde. Entre les thés noirs, verts, blancs, semi-fermentés, fumés, parfumés, compressés, on estime à plus de 3 000 le nombre de variétés de thé. Toutes, sans exception, proviennent de la même plante : le Camellia Sinensis, dont l’origine est chinoise, et non pas indienne, comme on le croit trop souvent.

Plus des deux tiers des thés consommés sont des thés noirs, environ 30 % sont des thés verts, le reste sont des thés spéciaux et rares, notamment les thés oolong, les thés blancs et les thés jaunes.

//////

Thé blanc


Le thé blanc est le résultat du simple séchage, au soleil, des feuilles juste après leur cueillette. Les plus réputés sont ceux constitués de bourgeons (attention ! ils sont très riches en théine), duveteux et magnifiques.

Une méprise fréquente est leur soi-disant « fadeur », dûe la plupart du temps à une quantité trop faible de thé.
En effet, le thé blanc est très léger et volumineux; correctement dosé vous offre des saveurs exceptionnelles et des couleurs allant du jaune pâle au orange rosé dans votre tasse au bout de 4 ou 5 minutes.
N’oubliez pas qu’il peut s’infuser plusieurs fois.

Wulong


Les wulongs (parfois encore transcrits oolong, à l’anglaise), thés semi-fermentés, ont été créés dans la province chinoise du Fujian. Au nord, dans les montagnes Wu Yi, les wulongs de rocher, fortement fermentés, en longues feuilles torsadées.
Au Sud, très peu fermentés, les wulongs « verts » en petites boules, dont le plus célèbre est le Ti Guan Yin, devenu d’ailleurs quasiment le synonyme de wulong pour une bonne partie des consommateurs.
Lors de l’exil à Taïwan, la répartition nord/sud de la forme s’est perpétuée. au nord les Bao Zhong en filaments et au Sud les Petites boules comme le Dong Ding

Thé sombre Pu Er


L’origine des thé sombres, dont le plus connu est le Pu Er, se situerait à l’époque de la dynastie Tang (618-907) mais les premières traces écrites remontent seulement à environ 200 ans. Les peuples nomades consommaient du Pu Er car leur régime alimentaire très carné nécessitait un thé mange-graisses.

Les Pu Er sont sensés vieillir plusieurs années pour atteindre leur maturité. On parle alors de Pu’er cru (sheng). Depuis les années 70, en maîtrisant la température et le taux d’humidité, on obtient en quelques mois du Pu Er cuit (shou).

Thé vert


Le thé vert, riche en anti-oxydants, est constitué de feuillles séchées et roulées rapidement après la cueillette pour éviter toute oxydation. Elles ne sont pas fermentées et conservent donc un goût très végétal.

Les thés japonais, séchés à la vapeur, partagent des saveurs rafraichissantes, iodées et un peu métalliques. Les thés chinois, séchés au wok, sont plus doux. C’est pour cela que la base des thés verts parfumés est souvent un sencha chinois.
Dans la majorité des cas, les thés verts contiennent moins de théine que les thés noirs

Thé noir


Les thés noirs sont constitués de feuilles séchées puis fermentées. Si cette fermentation a transformé une partie des constituants du thé (changement de goût et de couleur), le thé noir possède toujours théine (généralement plus que le thé vert) et antioxydants (généralement moins que le thé vert).
Popularisé par les Anglais qui l’aimaient bien fort avec du lait, il mérite aussi d’être bu nature. Sa palette de goûts va du malt au chocolat, en passant par le cuir et le caramel. Pas étonnant qu’on l’associe depuis les années 70-80 avec fleurs, fruits, épices pour accentuer ou contraster ses saveurs naturelles.

Thé aux fleurs


C’est à la dynastie des Song (960-1279) que nous devons les premiers thés parfumés. En ajoutant des fleurs ou des écorces de fruits, les Chinois ont lancé un processus qui fait les délices actuels de la population occidentale, au grand dam des puristes qui préfèrent oublier cet épisode. Certes, à l’époque on se contentait de plaisirs simples : jasmin, rose, magnolia, osmanthe, lotus, chrysanthème, mandarine, orange,… mais pour ces classiques thés au fleurs comme pour les thés parfumés contemporains plus complexes, l’ingrédient principal reste le thé, avec toutes ses vertus

Thé Rooibos


Le rooibos est une plante d’Afrique du Sud, l’Aspalathus Linearis, qui est récoltée et traitée comme du thé. Sauf qu’elle ne contient aucune théine et peut donc se classer parmi les infusions.

Jusqu’il y a peu, seul le rooibos fermenté était proposé. De récentes études ont montré qu’à l’image du thé vert, l’absence de fermentation augmentait la quantité d’anti-oxydants assimilables du rooibos.

Les deux versions ont un goût très doux qui se marie à merveille aux fruits et aux épices.

Honeybush


Tout comme le Rooibos, le Honeybush est une plante qui ne pousse qu’en Afrique du Sud. Au printemps, lorque les petites fleurs jaunes dégagent ce parfum de miel qui a donné son nom au buisson, on hache les fines tiges, feuilles et fleurs qui sont mises à sécher dehors, sous le soleil implacable de cette partie du monde.

Son absence de théine, sa très faible quantité de tannins et ses propriétés anti-spasmodiques en font la boisson idéale pour les estomacs sensibles, les enfants et les amateurs de douceur, quel que soit le moment de la journée.

Infusions de fruits


Les infusions de fruits sont divisées en fonction de la présence d’hibiscus, fleur au goût acidulé qui est évitée par les estomacs sensibles.

Toutes les combinaisons sont imaginables, et parfois, quelques épices ou fleurs viennent s’y méler. Délicieuses chaudes mais aussi froides, les infusions de fruits se prêtent également au jeu des cocktails ou des « grenadines » sans sucre…

De récentes études ont montré les effets bénéfiques de l’hibiscus sur le système cardiaque.

Infusion d’épices


En Inde, les recettes du Chaï Masala (Thé aux épices) varient d’une région à l’autre, d’une famille à l’autre et surtout en fonction des épices que les gens ont sous la main.
Ces infusions d’épices – sans thé- dont les mélanges respectent les principes de la médecine ayurvédique avec des proportions exactes sont stimulants et/ou régulateurs, ils n’ont aucun effet excitant.

Nul besoin de devoir suivre un traitement ayurvédique pour en profiter, le plaisir gustatif qu’elles offrent est universel.

Plantes


Bien entendu on connaît les  classiques »camomille/verveine/tilleul » … Mais qu’en est-il du Mate, de la citronnelle, du pamplemousse, des boutons de rose….

Il existe beaucoup de recettes contemporaines, alliant goût et vertus relaxantes.

Thé déthéïné


Pour déthéiner le café ou le thé on emploie le plus souvent désormais un rinçage à l’eau froide et de l’oxyde de carbone sous pression, ce qui a le mérite d’éliminer la théine tout en conservant le goût et l’aspect.

Mais en sachant que la théine se libère majoritairement dans la première minute d’infusion, il est aussi possible de déthéiner soi-même son thé préféré en jetant l’eau après 50-60 secondes, juste moment d’équilibre entre perte de la théine et conservation du goût.

///////

Pour mieux connaître le thé et ses vertus :

http://www.passeportsante.net/fr/solutions/plantessupplements/articleinteret.aspx?doc=the_sionneau_p_ps

http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9


 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s